La jalousie est un poison pour celui ou celle qui le vit au quotidien. Qu’on la subisse ou qu’on la pratique, elle s’immisce dans votre tête, dans votre corps et envahit toutes vos pensées !

Il n’y a rien à faire, vous ne pouvez vous en empêcher, il faut toujours que vous surveilliez votre amoureux(se) ! Pourtant, vous aimeriez tellement ressembler à tous ces couples qui semblent tellement heureux ! Pourquoi avec vous, ce n’est jamais comme avec eux ? Et que faire pour que cette « jalousie maladive » vous quitte enfin ? Essayons de comprendre quand, comment et pourquoi, tout cela a commencé.

Depuis quand êtes-vous jaloux (se) ?

Vous n’avez pas toujours été comme ça, pourtant. Certes, petite, vos frères et sœurs étaient souvent les préférés de vos parents mais pas au point qu’ils vous détestent. Bon d’accord ! Il est vrai que Maman n’en avait que pour le p’tit dernier et Papa faisait souvent de grandes balades à vélo avec les garçons, « entre hommes », (comme il aimait à dire) mais pas avec vous !

A l’école, vos petits camarades vous aimaient bien aussi mais c’était toujours quand même « Emma, la pimbêche », la chouchoute de la récré.

Le poison de la jalousie
Le poison de la jalousie

Tous les autres… Sauf moi !

D’ailleurs, adolescent(e), vos copains et copines vous adoraient. Ah ! Ça oui ! Qui de mieux que vous pour les écouter, les prendre en charge, les « materner » ou encore les réconforter ? Qui était celle qui leur répondait au téléphone et les écoutaient jusqu’à pas d’heure ? Ou encore, qui est-ce qui se coltinait tous les aller et retour pour en ramener certains chez eux parce que trop bourrés en fiesta ? Devinez…

Bah quoi ? C’est normal d’aider ses amis, non ? N’empêche qu’en contrepartie, personne ne s’est jamais vraiment soucié de vous. Sans doute parce que vous êtes quelqu’un de fort(e), autonome, responsable et avez la tête sur les épaules… Mais c’est quand même « Rachel, la belle » que tous vos potes convoitaient. Vous, on ne vous regardait même pas. Comment dire ? Vous étiez Transparent. C’est ça : t r a n s p a r e n t (e), invisible pour eux !

Et vous voilà devenu un(e) jeune adulte. Vous avez réussi malgré tout à trouver un gentil copain ou copine et maintenant, vous êtes heureux (se) en ménage !

Des projets plein la tête !

Vous vous êtes installés ensemble et tout va pour le mieux dans votre couple tout frais. Ouf ! Et dire que vous avez failli croire que l’amour n’était pas pour vous !

Heureusement, la vie est bien faite puisqu’elle a mis sur votre chemin un garçon ou une fille formidable. Comment ne pas l’aimer ? D’autant qu’il ou elle a tout bien capté de vous, vous trouve exceptionnel (le) et en plus apprécie que vous soyez différent(e) des autres. C’est sûr, rien ni personne ne viendra désormais ternir ce bonheur si dur à trouver !

Tel un prince ou une princesse, vous rêvez déjà de plein d’enfants courant partout, d’une voiture plus grande pour y mettre toute votre petite smala, d’une maison spacieuse avec un immense jardin et plein d’amis pour faire la fête !

A la suite de tout ça, vous serez le maître ou la maîtresse de ces lieux et filerait le parfait amour avec votre moitié. Les autres n’ont qu’à bien se tenir dorénavant… Hors de question que quiconque interfère dans votre vie. Personne n’a le droit de toucher à ce qui vous appartient et encore moins de s’amuser ou de « flirter » avec votre conjoint(e), c’est chasse gardée !!! Non mais !

Le couple parfait, non ?
Le couple parfait, non ?

Comment un conte de fée tourne au cauchemar ?

Enfin vous y voilà. Tout ce que vous aviez tant espéré jusqu’à présent est bien réel, vous ne rêvez pas. Autrement dit, vous vous réjouissez de tout ce que vous possédez matériellement et sentimentalement. A la différence près que l’amour, lui, on ne peut ni le posséder ni l’acheter.

Et bien que la possessivité soit l’une des composantes de l’amour, il n’en est pas moins vrai que celle-ci est plutôt représentative d’un amour triste, déçu, blessé ou bafoué pour celui ou celle qui éprouve ce besoin de possession.

Ne me quitte pas…

En d’autres termes, la peur de perdre l’autre, de ne pas l’avoir à portée de main ou sous ses yeux de façon permanente mais aussi de ne plus en être le personnage central de sa vie, va engendrer alors moult complications au sein du couple.

Dans votre tête, vous revoyez le passé ressurgir plus virulent que jamais vous rappelant combien votre existence était vide de sens avant lui ou elle. La « fusion » que vous avez établi avec votre partenaire ne peut se dissoudre à cause des autres et encore moins si vous le laissez exister sans vous. De là vont apparaître les symptômes destructeurs de la jalousie.

Pourquoi être jaloux de l’objet d’amour ?

Cependant, ce qui est compliqué avec la jalousie, c’est que nous sommes tous à peu près convaincus que si l’on est jaloux, c’est parce qu’on aime profondément celui ou celle que l’on a choisit. C’est vrai et faux à la fois.

En effet, dans un amour vrai, il y a tout d’abord la notion d’aimer et ensuite celle d’aimer « l’objet d’amour ». En ce qui concerne le jaloux, il n’aimera que « l’objet d’amour » que l’autre représente pour lui. Ainsi, comment accepter que « son autre «  puisse se passer de lui ou même respirer sans lui ou elle ? Cet autre va devenir « sa chose« , sa seule raison d’être, l’unique « objet de son désir ».

Trop possessif ou juste amoureux ?
Trop possessif ou juste amoureux ?

Les blessures du passé à la surface

Difficile pour le jaloux après cela, de se défaire de ses blessures narcissiques nées dans la petite enfance et d’imaginer pouvoir devenir autonome. La personne jalouse ne peut survivre qu’en utilisant l’autre pour compenser et assouvir ses propres souffrances. Sans quelqu’un pour l’aimer, le jaloux ressentirait comme un « manque », ne pouvant plus nourrir ses troubles affectifs et émotionnels.

Et lorsque le conjoint, fatigué ou harassé par les crises obsessionnelles de son compagnon ou compagne envisage de s’en aller, de mettre un terme à ce qui ne semble absolument pas rationnel, le jaloux hurle qu’il l’aime désespéramment alors qu’en fait, il est surtout terrorisé à l’idée de ne plus l’être lui-même.

Mais c’est sans compter sur la capacité qu’a le jaloux d’inventer de toutes pièces, des tas d’amants ou maîtresses éventuels à son conjoint(e).

Se sentant « en danger », le jaloux va aussitôt mettre en place, le fameux « tiers », pour justifier de son comportement. En clair, en s’imaginant un éventuel « rival » qui voudrait lui « piquer l’objet de son désir », il va s’accrocher tant bien que mal à l’idée que c’est pour cette unique raison que sa moitié ne veut plus de lui. Sa libido et ses fantasmes atteindront à ce moment-là leur point culminant, stimulés par le besoin de « posséder entièrement l’autre », corps et âme.

En cela, le jaloux s’apparente donc plus à « un vampire » qu’à une personne soumise aux désidératas de son conjoint.

L’attitude du partenaire entre en jeu

Toutefois, l’attitude du partenaire, dans le processus de « guérison » des personnes jalouses est également un élément fondamental. il est préférable d’apaiser les angoisses ou les craintes du jaloux plutôt que de les attiser. L’amour a beau être comme un feu que l’on rallume sans cesse, jouer le séducteur acharné ou incorrigible, par exemple ou asticoter sans cesse votre « douce moitié » (parce que ça vous amuse de la voir réagir) n’arrangera en rien ses névroses. A vous de faire le nécessaire, par conséquent, afin que la personne qui partage votre vie ait confiance en vous et soit rassurée.

Jalouse jusqu'au bout des ongles ?
Jalouse jusqu’au bout des ongles ?

Que faire pour sortir du cercle vicieux de la jalousie ?

Malheureusement, il n’y a pas trente-six solutions pour sortir du cercle vicieux de la jalousie. Soit vous acceptez de suivre une psychothérapie pour comprendre d’où vous viennent toutes ces peurs, soit vous apprenez à contrôler ce terrible poison qui coule dans vos veines.

De plus, un travail sur l’estime de soi est indispensable pour reprendre confiance en vous et arrêter de vous sous-évaluer continuellement. Ensuite, il faudra apprendre à développer l’affirmation de soi pour avoir confiance en l’autre sans laisser votre imagination vagabonder.

Accordez-vous le bonheur !

D’autre part, pour gérer au mieux cette sorte de paranoïa qui vous habite au quotidien, vous n’aurez d’autre choix que de vous remettre en question, si vous ne souhaitez pas que votre conjoint ne vous quitte.

Sachez aussi que personne dans votre entourage n’aura la force, le courage ou les moyens nécessaires pour vous aider à en finir avec votre jalousie. Les blessures ou les souffrances que vous éprouvez n’appartiennent qu’à vous et seul un professionnel saura vous guider.

Pour résumer et conclure sur ce sujet, pensez à ce que serait votre vie si vous arrêtiez de « vous ronger les sangs » inutilement. Imaginez le bonheur que serait le vôtre si votre existence était remplie d’amour, de respect et de confiance mutuelle ? Et parce que vous vous aimez malgré tout, ne serait-il pas dommage de tout gâcher par votre jalousie ?

Prenez un instant. Fermez les yeux. Vous sentez combien cette vie serait douce et rassurante auprès de l’être aimé ?

Et bien pour tout cela, un seul mot d’ordre : agissez ! Maintenant !

Comment se défaire des tourments de la jalousie ?
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