La médiation animale est un champ d’accompagnement qui se pratique en individuel ou en petit groupe de deux ou trois personnes maximum, à l’aide d’un animal familier. L’animal que l’on rencontre est souvent un chien, un chat, un poney, un cheval, un lapin, etc… Quelque soit l’espèce de l’animal, ce dernier est consciencieusement sélectionné et éduqué, sous la responsabilité d’un professionnel, appelé l’intervenant en médiation animale.

Les séances de médiation animale se déroule dans l’environnement immédiat de personnes chez qui l’on cherche à éveiller des réactions visant à maintenir ou à améliorer leur potentiel cognitif, physique, psychosocial ou affectif (sourceInstitut Français de Zoothérapie).

Les animaux médiateurs, impliqués dans les séances respectent des normes préétablies de santé, de comportement et d’éducation. L’exercice de la médiation par l’animal en milieu institutionnel demande l’observation de règles élémentaires de prudence, d’éthique et de sécurité.

Comment se déroule un programme ?

Chaque programme d’ateliers est discuté et élaboré au préalable par l’intervenant en médiation animale, en collaboration avec les professionnels de l’établissement où est pris en charge la personne concernée. Des objectifs éducatifs ou thérapeutiques sont alors fixés, que ces derniers soient d’ordre cognitif, physique, psychosocial ou affectif.

Un programme se déroule alors sur plusieurs mois, ou plus selon certaines situations. Il se constitue de séances d’une durée d’environ une heure (un peu moins si la personne présente des difficultés d’attention), sur un rythme bien souvent hebdomadaires, voire bimensuels.

Durant le programme, l’intervenant procède à une évaluation non seulement des progrès réalisés par la personne, mais aussi du programme lui-même, afin de réajuster les exercices si besoin, voire les objectifs qui avaient été souhaités en amont.

Le bien-être, autant physique, mental et moral, de la personne prise en charge et celui de l’animal médiateur sont deux éléments principaux auxquels veillent l’intervenant, tout au long de chaque programme de médiation animale.

Personne nettoyant le sabot de son cheval
L’équithérapie est sans doute l’approche la plus connue de la médiation animale

Sous la dénomination relativement générale qu’est la médiation animale, nous retrouvons différentes appellations, possédant chacune leur propre spécificité. Celles-ci vont différer selon l’animal ou les animaux avec lesquels on va travailler, selon la formation reçue par l’intervenant, mais aussi et surtout, selon la nature des ateliers qui vont être proposés et les bienfaits qui vont être recherchés. Nous retrouvons par exemple :

  • la zoothérapie,
  • les A.A.A (Activités Assistée par l’Animal),
  • la T.A.A. (Thérapie Assistée par l’Animal),
  • l’équithérapie, 
  • l’équicie, 
  • l’hippothérapie, 
  • etc…,

Pour qui ? Et par qui ?

Les programmes d’ateliers de médiation animale sont destinés à des personnes fragilisées, enfants, adultes et personnes âgées. Ces personnes peuvent présenter un handicap mental, physique, des troubles du comportement et/ou de la conduite. La médiation animale est également très intéressante auprès d’enfants et adolescents en difficulté familiale et/ou sociale, auprès de personnes âgées en perte d’autonomie, souffrant de la maladie Alzheimer et de démences apparentées, etc…

Les termes de médiation animale correspondent donc à une définition générale qui vient se préciser selon les orientations que l’on cherche à donner aux ateliers. La médiation animale constitue donc une pratique professionnelle qui nécessite des intervenants ayant des compétences précises (éducateurs, psychologues, infirmiers, kinésithérapeutes, psychomotriciens, etc), et qui ne peut être confondues avec une pratique courante de loisirs autour de l’animal.

S'occuper d'un chien
S’occuper d’un chien, une manière naturelle d’aller de l’avant

Quels sont les bienfaits principaux ?

L’animal ne juge pas. En face de lui, la personne peut alors redevenir elle-même, quelques peuvent être ses difficultés, sans plus aucune crainte d’être jugée ou trahie. L’intervenant tente alors de favoriser ce climat de confiance et de détente entre l’animal et la personne, pour susciter l’envie et la motivation chez le patient ou l’enfant de réaliser les exercices, bien souvent ludiques. Nous pouvons alors fréquemment observés des bienfaits chez la personnes en différents points :

  • L’animal apporte un soutien et une attention aux enfants et personnes en carence affective,
  • L’animal est un dérivatif au stress,
  • L’animal incite à la communication et à l’expression des émotions et sentiments de la personne,
  • L’animal permet de stimuler l’activité motrice : dans le cadre d’une rééducation physique par exemple, un geste clinique répétitif et ennuyant, va pouvoir devenir une activité de plaisir partagé. Par exemple, tendre et/ou lever le bras sera remplacé par le geste réalisé en caressant le chien, l’acte de marcher par le fait de promener le chien, etc…

Cette liste est évidemment loin d’être exhaustive. Les bienfaits sont en effet très nombreux et peuvent différer selon la spécialité de l’intervenant, mais aussi selon l’animal avec lequel on travaille.