Selon Statista, la France comptait, en 2018, 65 765 psychologues expérimentés et fraîchement diplômés. Comme toute autre profession, le métier de psychologue peut s’exercer de différentes façons : dans la fonction publique (en tant que psychologue du travail), dans les entreprises privées (clinicien, formateur ou conseiller) ou encore en libéral. Pour ce dernier cas, le psychologue libéral peut exercer son activité sous différents statuts juridiques suivant ses besoins. Démarches, choix de statut, réglementation en vigueur… Découvrez le guide pour vous installer en tant que psychologue en libéral.

Psychologue en libéral : quel statut choisir ?

Tout comme les sages-femmes et les autres métiers de la santé mentale, la profession libérale du psychologue peut être régie par différents statuts juridiques :

  • Auto-entreprise ou micro-entreprise. C’est sans aucun doute le statut le plus privilégié par les psychologues fraîchement diplômés. Bénéficiant d’obligations allégées et d’un statut simplifié, l’auto-entrepreneur psychologue peut ainsi tester la viabilité de son projet face à la concurrence. En pratique, le statut d’auto-entrepreneur implique de déclarer chaque mois ses recettes à l’URSSAF. Les cotisations seront alors proportionnelles au chiffre d’affaires dont le seuil s’élève à 70 000 euros par mois. De plus, sous certaines conditions, il est possible de cumuler l’activité libérale avec le statut de demandeur d’emploi, voire avec une profession salariée.
  • Entreprise individuelle (EI). Contrairement à l’auto-entreprise, ce statut oblige le psychologue en libéral à tenir une comptabilité régulière.
  • EURL (Entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée). Ce statut fonctionne presque de la même façon que la SARL, sauf qu’il implique un associé unique.
  • SASU (Société par actions simplifiée unipersonnelle). Ce statut unipersonnel offre de nombreux avantages au psychologue, mais nécessite toutefois un budget initial important.
Créer son entreprise

Psychologue en libéral : comment s’installer ?

Quel que soit le statut que vous choisirez, votre procédure d’installation en libéral se décompose en plusieurs étapes :

  • La formation. Puisque nous avons là une profession réglementée depuis 1985, il faudra posséder certains diplômes en fonction de votre spécialité. La loi prévoit que l’exercice de la profession libérale nécessite de posséder, soit une licence en psychologie et un master, soit un diplôme défini par l’annexe du décret n°90-255 du 22 mars 1990.
  • La réalisation d’une étude de marché qui vous permettra de déterminer votre zone d’intervention, d’évaluer la concurrence dans votre ville ou encore de rechercher vos partenaires potentiels.
  • Le choix de votre local d’activité, selon que vous vouliez exercer à votre domicile, en cabinet ou dans un local mixte (clinique privée). Bien entendu, tous les aspects de votre local doivent s’adapter à votre activité (superficie, décoration, aménagement…).
  • L’achat des fournitures que vous utiliserez tout au long de l’exercice de votre profession (matériel informatique et bureautique, mobilier et petites infrastructures).
Se mettre à son compte en tant que psychologue

Psychologue en libéral : comment se faire connaître ?

C’est sans doute l’étape la plus importante et la plus difficile pour les professions libérales. Pour se faire connaître, il faudra s’armer de patience puisque l’attente peut être longue avant l’arrivée du premier patient. Si vous n’avez pas eu la chance de reprendre le local d’un psychologue parti en retraite, vous pouvez néanmoins user des stratégies suivantes :

  • communiquez autour de vous et n’hésitez pas à entrer en contact avec d’autres professionnels de santé qui exercent dans votre ville ;
  • multipliez vos contacts particuliers et professionnels en prenant parole à des conférences en lien avec la psychologie ;
  • tirez parti des avantages du bouche-à-oreille en expliquant la qualité de votre service à vos collègues et connaissances ;
  • publiez des annonces dans les journaux, créez votre site Internet et inscrivez-vous sur les annuaires professionnels.

Certes, la publicité est un allié incontournable pour se faire connaître dans les professions de santé. Mais il faut prendre en compte le code de déontologie qui précise que seule la publicité personnelle est autorisée.