La contraception hormonale est une méthode contraceptive qui repose sur l’utilisation d’hormones synthétiques dont l’administration, par différentes voies, provoque une inhibition de l’ovulation, ce qui rend impossible la fécondation et la grossesse.

Mode d’action

Le fonctionnement des voies génitales féminines est contrôlé par l’hypothalamus et l’hypophyse, qui régulent l’activité ovarienne à la fois en ce qui concerne la maturation et la libération des cellules germinales, ainsi que la production des hormones sexuelles féminines.

Pile, méthode populaire de contracetion hormonale
La pilule contraceptive demeure encore la méthode de contraception hormonale la plus populaire.

La contraception hormonale consiste essentiellement à administrer des produits synthétiques similaires aux hormones fabriquées naturellement par les ovaires. Ces composés inhibent, entre autres, la production hypophysaire de gonadotrophines et, par conséquent, la maturation des follicules ovariens et l’ovulation.

Bien que les produits utilisés aient d’autres effets qui nuisent à la conception et à la possible implantation utérine d’un ovule fécondé, cette méthode repose sur le fait de tromper le corps en lui faisant croire que la patiente est enceinte.

Différents types de contraceptifs hormonaux

La contraception hormonale peut prendre plusieurs formes à savoir :

  • contraceptifs hormonaux oraux ;
  • ontraceptifs hormonaux injectables ;
  • implants sous-cutanés ;
  • dispositifs intra-utérins au cuivre.

Contraceptifs hormonaux oraux

Cette forme de contraception hormonale regroupe les pilules combinées et les minipilules. Les premières contiennent une combinaison d’œstrogènes et de progestatifs, tandis que la seconde catégorie ne contient qu’un progestatif.

Les pilules combinées, qui sont les plus couramment utilisées, doivent être prises tous les jours pendant trois semaines, puis interrompus pendant une semaine. Les minipilules doivent être prises de manière continue tous les jours. Leur efficacité étant inférieure à celle des pilules combinées, elles ne sont recommandées qu’aux femmes chez lesquelles l’administration d’œstrogènes n’est pas recommandée.

Contraceptifs hormonaux injectables

Ce sont des compositions d’hormones synthétiques dissoutes dans des substances huileuses qui, après administration par injection intramusculaire, sont libérées lentement et progressivement dans le sang.

Par conséquent, il n’est pas nécessaire de les administrer quotidiennement. Une injection procure un effet contraceptif pendant une période variant, selon la composition, d’un mois à plusieurs mois, ce qui est très utile, pour les femmes qui mènent une vie très occupée ou celles qui oublient de prendre la pilule quotidiennement.

Les plus utilisés contiennent uniquement des doses élevées de progestatifs. Ils inhibent l’ovulation et modifient les sécrétions du col de l’utérus, créant ainsi un environnement hostile pour le passage du sperme. Ils agissent également sur la muqueuse utérine afin d’empêcher l’implantation d’un ovule fécondé.

Implants sous-cutanés

Ce système, pas encore disponible dans tous les pays, implique l’implantation sous la peau de petites capsules en plastique qui libèrent lentement des progestatifs synthétiques. Dans la plupart des cas, six longues capsules de 3,5 cm de long et de 2,5 mm de diamètre sont implantées. Elles libèrent progressivement les hormones sur une durée de cinq ans ou plus.

Leur action contraceptive est similaire à celle des minipilules. L’implant est généralement réalisé sur la face antérieure du bras ou de l’avant-bras et doit être effectué par un médecin. Il s’agit d’une procédure simple qui est réalisée sous anesthésie locale en environ 15 minutes. Lorsque la période de contraception se termine, les capsules doivent être extraites.

Dispositifs intra-utérins au cuivre

Les modèles en cuivre sont introduits dans l’utérus et empêchent le passage du sperme afin d’éviter la fécondation de l’ovule. Le DIU au cuivre agit localement en rendant toxique l’environnement utérin. Il entraîne également la libération d’hormones qui modifient le mouvement normal du sperme et provoquent un épaississement du mucus cervical. Ces dispositifs, qui atteignent une efficacité de 99,4%, sont changés tous les 5 ans.